1966 - SA NOMINATION A L’UNESCO
(...) « Lors de leur réunion d’aujourd’hui avec le Ministre des Affaires Etrangères, les conseillers seront confrontés à une situation inhabituelle : ils devront décider d’approuver ou non la nomination de Rosa MANGARELLI TORRES au poste de Secrétaire technique de la délégation uruguayenne auprès de l’UNESCO. La candidate est plus connue sous son nom religieux : Sœur Renée. Cette nomination se justifie par le fait que Sœur Renée dirige un foyer international où des compatriotes dans le besoin trouvent refuge et aide. » (Extrait de l'article publié par le journal LA MAÑANA)
1967 - UNE BOURSE POUR ETUDIER L’ALLEMAND
Elle obtient une bourse, et part en Allemagne pendant ses vacances pour améliorer l’Allemand qu’elle voulait parler pour accueillir les étudiants plus chaleureusement.
En voyage, elle aimait vérifier ses progrès ! Un matin, à Hambourg, elle dit dans la salle à manger de l’hôtel : « je vais commander le petit déjeuner ! » la serveuse arrive et elle lui demande, avec un large sourire, quelque chose d’imprononçable « FRUSSTRUCK » ! La jeune femme acquiesce et revient avec… une boite d’allumettes ! « C’est une question d’accent ! dit-elle, je dois travailler plus ».
1975 - LA MEDAILLE DE VERMEIL DE LA VILLE DE PARIS
Elle reçoit la Médaille de Vermeil de la Ville de Paris des mains de Monsieur Bernard LAFAY, Président du Conseil Municipal de Paris (équivalent du Maire actuel de Paris) pour son immense travail accompli auprès des étudiants étrangers à Paris.
SA VOITURE : « VALENTINE » UNE RENAULT 4L
Soucieuse de l’aide qu’elle pouvait apporter, elle transforme le prix d’un voyage qu’on lui offre pour venir à Montevideo, en une petite voiture qui l’accompagnera dans de très nombreuses occasions, utile pour tous. Le 11 mai 1965, le Père Guido KREINBUHL célébra le baptême de "Valentine" avec tous les étudiants du Foyer.
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SES VACANCES
Chaque année, elle prend l’habitude de partir en Espagne, sur la Costa Brava, où des amis lui trouvent chaque fois un lieu de repos.
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SOUVENIR DE VOYAGE : La notoriété de Sœur Renée
Sœur Renée s'était rendue au Danemark pour rencontrer une étudiante du Foyer et sa famille. Le Père KREINBUHL lui avait trouvé un logement dans un couvent où certaines religieuses parlaient français.
Pendant qu'elle montait déposer ses affaires dans sa chambre qui était confortable, sans plus, le Père KREINBUHL était resté dans le vestibule avec la Mère Supérieure, lui expliquant qu'il attendait Sœur Renée pour l'accompagner chez l'étudiante.
Il se trouve qu'un religieux, très connu à Paris pour ses écrits, était de passage au couvent et, se trouvant également dans le vestibule, il entendit la remarque du Père KREINBUHL. « Parlez-vous de Sœur Renée, LA Sœur Renée de Paris ? » « Oui », répondit le Père KREINBUHL. « Ma Mère, pourriez vous demander à Sœur Renée, si son emploi du temps lui permet, de m'accorder un entretien? » La Mère Supérieure fut surprise, et au retour de Sœur Renée, elle lui transmit le message. En rentrant dans sa chambre, Sœur Renée constata un changement : il y avait une couverture supplémentaire en cas de besoin, une coupe de bonbons et un petit bouquet de fleurs sur sa table de nuit!
SES TENUES
Elle porte sa tenue Dominicaine traditionnelle blanche, au Foyer comme en excursion ou en voyage, mais lorsqu’elle se prépare en 1964 pour son voyage d’été, elle se confectionne un habit de Dominicaine… en noir ! pour avoir une tenue plus confortable, et moins salissante, d’où quelques quiproquos dans certains couvents qui la reçoivent. « C’est pratique en voyage, et ça m’amincit un peu !» répondait elle à certaines remarques !
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De même qu'elle avait « inventé » cette tenue de voyage, en 1971 elle profite des nouvelles dispositions et autorisations de sa Congrégation et change de tenue. En Septembre, elle prend l’habitude de s’habiller en civil. S’en suivent quelques ajustements car elle souhaitait être comme tout le monde et montrer un aspect des plus corrects et à la mode.
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SA FAMILLE / SES AMIS
Un air de famille ! Elle restait très en contact avec sa plus jeune sœur, Raquel, qui malheureusement, décèdera en 1979. Lorsque son frère, le Docteur Emilio MANGARELLI, vient à Paris avec une de ses filles, Cristina, elle les amène à Chartres et voyage avec eux dans pour leur faire découvrir quelques endroits fameux.
| La chapelle du Lycée St Dominique, actuellement |
A Paris, et plus loin même, elle a autour d’elle, tout un réseau d’amis qui lui permet de trouver des solutions aux problèmes des étudiants.
SA SANTE
Depuis 1967, elle ne vit plus rue du Gal Foy, au dispensaire avec les autres Sœurs, mais dans une chambre rue de Vaugirard pour lui faciliter les trajets.
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En 1991, elle a de plus en plus de difficultés à marcher. La pharmacienne située en face de la Chapelle des Carmes se souvient d’elle, avec son déambulateur, lorsqu’elle rentrait le soir. Elle recherchait toujours le « bateau » sur le trottoir qui lui permettait de descendre sur la chaussée avec moins de douleurs.
Elle tombe malade en Octobre. Le mois de Décembre passe difficilement ainsi que la fête de Noël. Après son anniversaire le 4 Février, elle ira en déclinant jusqu’en début Mars.
Le 5 Mars 1992, Petra, une étudiante du Foyer, la retrouve au matin chez elle, inanimée. Elle est transportée à l'Hôpital de l'Hôtel Dieu où elle meurt dans la soirée, sans avoir repris connaissance.
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LA VIDA "FUERA DEL FOYER"
1966 - SU NOMINACION A LA UNESCO
(...) "En el acuerdo que mantendrán hoy con el Ministro de RR EE, los consejeros se encontrarán con una situación insólita: deberán decidir si aprueban o no la contratación de Rosa Mangarelli Torres como Secretaria Administrativa de la delegación uruguaya en la UNESCO. La candidata a secretaria es más conocida por su nombre religioso: Sor Renée y se invoca como fundamento de la contratación el hecho de que Sor Renée dirige un hogar internacional en el que han encontrado refugio y ayuda los compatriotas necesitados.” (Extracto del artículo publicado por el diario LA MAÑANA)
1967 - UNA BECA PARA ESTUDIAR ALEMAN
Recibió una beca y viajó a Alemania durante sus vacaciones para perfeccionar su alemán, idioma que quería hablar mejor para recibir más cálidamente a sus estudiantes.
¡Durante el viaje, quiso comprobar su progreso! Una mañana en Hamburgo, en el comedor del hotel, pidió el desayuno. La camarera llegó y, con una amplia sonrisa ella le pidió algo impronunciable: "¡FRUSSTRUCK!". La joven asintió y regresó con… ¡una caja de fósforos! "¡Es cuestión de acento! exclamó. Necesito practicar más".
1975 - LA MEDALLA "VERMEIL" DE LA CIUDAD DE PARIS
Recibió la Medalla "VERMEIL" de la Ciudad de París, de manos del señor Bernard Lafay, Presidente del Consejo de París (equivalente al actual Alcalde de París) por su inmenso trabajo con los estudiantes extranjeros en la ciudad.
SU COCHE "VALENTINE" RENAULT 4L
Preocupada por la ayuda que podía significar, convirtió el dinero de un viaje a Montevideo que le habían regalado, en un pequeño auto que la acompañaría en muchas ocasiones y que fue útil para todos. El 11 de mayo de 1965, el Padre Guido Kreinbuhl celebró el bautismo de "Valentine" con todos los estudiantes del Foyer.
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SUS VACACIONES
Cada año, tenía por costumbre vacacionar en España, en la Costa Brava, donde sus amigos le encontraban cada vez un lugar donde descansar.
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Viajó a Dinamarca para reunirse con el Padre Guido Kreinbuhl en su parroquia de San Nicolás cerca de Copenhague. Completó sus viajes por los países nórdicos en Noruega y Finlandia, de donde provenían algunos de los estudiantes.
RECUERDO DE VIAJE: La notoriedad de Sor Renée
Sor Renée había viajado a Dinamarca, para reunirse con una estudiante del Foyer y su familia. El Padre Kreinbuhl había gestionado su estancia en un convento donde algunas monjas hablaban francés.
Su habitación era acogedora, pero sencilla. Mientras ella subía a dejar sus cosas, el Padre Kreinbuhl permaneció en el vestíbulo con la superiora, explicándole que esperaba a Sor Renée para acompañarla a visitar a la familia de la estudiante.
Casualmente, un Padre francés, muy conocido en París por sus escritos, estaba de visita en el convento y también en el vestíbulo, cuando oyó el comentario del Padre Kreinbuhl. "¿Se refiere a Sor Renée, LA Sor Renée de París?". "Sí", respondió el Padre Kreinbuhl. "Madre, ¿podría pedirle a Sor Renée, si su agenda se lo permite, de concederme una audiencia?". La Superiora se sorprendió y, al regreso de Sor Renée esa noche, le transmitió el mensaje del Padre francés. Al subir a su habitación, Sor Renée encontró un cambio: ¡había una manta extra en caso de necesidad, un cuenco de dulces y un pequeño ramo de flores en su mesa de luz!
SUS VESTIMENTAS
Aunque siempre había llevado su tradicional hábito blanco de Domínica, tanto en el Foyer como en excursiones o viajes, al prepararse para su viaje de verano en 1964, se confeccionó un hábito domínico… en ¡negro! para tener un atuendo más cómodo y que se ensuciara menos. Esto causó cierta confusión en algunos de los conventos que la acogieron. Ella replicaba a los comentarios: "¡es práctico para viajar y me hace ver un poco más delgada!”
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SU FAMILIA / SUS AMIGOS
| La capilla del Liceo Santo Domingo en la actualidad |
En París, y aún más lejos, contaba con una amplia red de amigos, que le permitía encontrar soluciones a los problemas de los estudiantes.
SU SALUD
A partir de 1967, se mudó de la calle Gal Foy donde había habitado con las otras Hermanas, a una habitación en la calle de Vaugirard, próxima al Instituto Católico para facilitar sus desplazamientos.
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En 1969, a petición de su médico y para aliviar sus huesos y su corazón, comenzó un programa de pérdida de peso: ¡pasó de 120 a 60 kilos! Su único régimen era comer poco, y sobre todo ¡nada que le gustara! Cabe destacar que por esas épocas, el capellán Bernard Prunet-Foch, asistía con frecuencia a la Catho y almorzaba con ella en el Foyer. En esas oportunidades tenía que cocinar dos menús completamente diferentes: una para Bernard, que debía comer bien, y otra para ella, que estaba a dieta. La confusión de platos podría haberla tentado, ¡pero nunca flaqueó!
En 1991, caminar le resultaba cada vez más difícil. La farmacéutica frente a la capilla des Carmes la recuerda con su andador, volviendo a casa por la noche: siempre buscaba un lugar en la acera que le permitiera bajar a la calle con menos dolor.
Se enfermó en octubre. Diciembre resultó complicado, al igual que las fiestas navideñas. Tras su cumpleaños el 4 de febrero, su salud siguió empeorando hasta principios de marzo.
El 5 de marzo de 1992, Petra, una estudiante del Foyer, la encontró inconsciente en su casa por la mañana. Fue trasladada al Hospital de l'Hôtel-Dieu, donde falleció al final de la tarde, sin haber recuperado la consciencia.















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