Lors du décès de Sœur Renée, des hommages ont été prononcés par Mgr GUIBERTEAU, Recteur de l’Institut Catholique de Paris, et par l’Abbé Bernard PRUNET-FOCH, Aumônier du Foyer, lors de la messe à la Chapelle des Carmes. Se sont exprimés également, le Ministère des Relations Etrangères d’Uruguay et l’Ambassadeur d'Uruguay à Paris, Son Excellence Diego ZORILLA de SAN MARTIN.
ANNONCE DU DECES DE SŒUR RENEE MANGARELLI
Communiqué Général de l'Institut Catholique de Paris
SŒUR RENEE MANGARELLI, FONDATRICE DU FOYER INTERNATIONAL, NOUS A QUITTES BRUTALEMENT LE 5 MARS 1992, APRES AVOIR ACCOMPLI SA MISSION JUSQU'A SON DERNIER JOUR.
Née le 4 Février 1910 à Colonia del Sacramento (URUGUAY), elle entre dans la Congrégation des Sœurs Dominicaines d’Albi. Professeure de mathématiques et de sciences au Collège Saint Dominique de Montevideo, elle arrive à Paris en juillet 1956, accompagnant un groupe d'étudiantes aux cours universitaires d'été et à un cours de chant Grégorien.
Durant son séjour de deux ans, elle prend conscience de la solitude des étudiants étrangers. À la demande des étudiants, la Supérieure Générale des Sœurs Dominicaines d'Albi et Mgr BLANCHET, Recteur de l'Institut Catholique de Paris, donnent leur accord pour que Sœur Renée prenne la direction d'un Foyer international à l'Institut Catholique de Paris en octobre 1958.
L'Institut Catholique de Paris lui doit beaucoup. Décorée de la Médaille de Vermeil par la Ville de Paris, elle a fait partie de la délégation uruguayenne à l'UNESCO.
Que le Seigneur l'accueille en paix et avec la joie de celle qui a bien servi ses frères. « J'étais étrangère… vous m'avez accueillie. »
Les obsèques de Sœur Renée auront lieu mardi 10 mars à 10h30 à la chapelle Saint-Joseph des Carmes.
Paul GUIBERTEAU - Recteur
EXTRAITS DE LA PRESSE
Annonce paru dans trois journaux: LE MONDE, LA CROIX et LE FIGARO
Mgr. Paul GUIBERTEAU, Recteur de l'Institut Catholique de Paris,
Sœur CLAIRE MARIE, Supérieure Générale des Sœurs Dominicaines d'Albi,
Son Excellence Diego ZORRILLA de SAN MARTIN, Ambassadeur d'Uruguay en France et les membres de l'Ambassade,
Le Père Bernard PRUNET-FOCH et sa famille en Uruguay,
font part du rappel à Dieu le 5 mars 1992, de
Sœur Renée MANGARELLI
Fondatrice du Foyer International de l’Institut Catholique dont elle a exercé la direction jusqu’à son dernier jour,
Ancienne secrétaire technique à la Délégation de l’Uruguay auprès de l’U.N.E.S.C.O.,
Médaille de Vermeil de la Ville de Paris.
Ses obsèques seront célébrés en la chapelle Saint-Joseph-des-Carmes
70 rue de Vaugirard, Paris 6ème à 10 h 30.
HOMELIE DE MGR GUIBERTEAU
Recteur de l'Institut Catholique
Chers amis,
Sœur Renée nous a quitté sans bruit, un matin comme les autres, prête comme chaque jour à sa longue démarche cahotante et armée de son seul sourire perpétuel. Elle avait accompli sa tâche… sa longue tâche auprès de tant de jeunes étrangers, dans cette Catho qu’elle avait adoptée parce qu’ils avaient su la retenir, loin de son pays l'Uruguay et de Montevideo, qu’elle avait quitté pour Paris à 46 ans, en juillet 1956.
Une longue histoire d’amitié entre cette religieuse venue apprendre le français et la musique grégorienne et les nombreux étudiants de toutes nationalités. Consciente de la terrible solitude dans laquelle ils vivent, elle les rencontre, entend les problèmes graves et douloureux, reçoit des confidences personnelles ; ils l’adoptent et forment autour d’elle le premier Foyer International : deux années octobre 1956 à octobre 1958.
Fidèle à sa congrégation et à sa mission de professeur de mathématiques et de cosmographie au lycée St Dominique de Montevideo, elle veut y retourner. Alors les étudiants écrivent à la Mère Générale des Dominicaines d’Albi, qui accepte de laisser Sr Renée à Paris, et pressent le Recteur Mgr BLANCHET : oui, Sr Renée restera à la Catho, fondatrice du Foyer International.
Elle va s’identifier à sa tâche : accueillir, soutenir, épanouir des centaines et des centaines de jeunes étrangers, garçons et filles, dispersés et désorientés dans la grande ville. Leur donner un peu de force, de courage et d’espérance- beaucoup d’amitié et d’aide fraternelle. « Son Foyer » sera lieu de rencontre, de dialogue, d’échange, lieu d’ouverture culturelle et spirituelle où toutes les nations, toutes les religions pourront s’approcher les unes des autres et se comprendre dans une atmosphère de charité chrétienne.
Les difficultés ne manqueront pas, ni les souffrances, pour cette religieuse durement marquée dans sa chair mais qui poursuit son chemin… lentement, péniblement, s’agrippant à sa petite poussette et au rebord de l’escalier du Rectorat.
Elle saura cimenter autour d’elle les bonnes volontés et les dévouements efficaces de son Pays et du nôtre. Heureusement… car c’est une tâche sans cesse à refaire et à poursuivre… Jamais Sœur Renée ne parlait de l’avenir, le présent lui suffisait avec son lot d’épreuves et d’amitié – accueilli dans une Foi indéracinable, - forte de l’espérance qu’elle mettait en Dieu… en Dieu à qui elle avait donné sa vie de religieuse.
Notre reconnaissance envers Sœur Renée se traduira en prières, pour elle, sa famille religieuse, ses chers jeunes, son Pays qu’elle représenta à l’UNESCO comme conseillère technique… la poursuite de son œuvre au sein de cette Catho qui lui tenait tant à cœur.
Elle nous a quittés au début de Carême, cette longue montée vers la Semaine Sainte, le Vendredi de la croix du Christ et le Dimanche de la Résurrection. Invitation muette sans doute à la suivre sur cet itinéraire de service, de souffrance, d’amitié et d’espérance. Invitation à la rejoindre dans l’unité de la prière Eucharistique, de ce grand passage vers le Père, avec le Christ présent et vivant au milieu de nous, dans le cœur généreux des chrétiens… le sien… le nôtre.
HOMELIE DU PERE BERNARD PRUNET-FOCH
Aumônier du Foyer International
Nous sommes tous réunis ce matin autour de Sœur Renée pour l’accompagner à sa dernière demeure. Nous voulons par là lui manifester encore une fois, avec nos faibles moyens, mais de tout notre cœur : pour l’un sa reconnaissance, pour l’autre son admiration, pour l’autre son attachement, son amitié.
Parmi nous, il y en a qui ne sont pas croyants et pour qui cette cérémonie religieuse signifie peu. Cependant, dans la mesure où elle sera l’occasion pour tous d’un temps de réflexion sur sa propre action, elle prendra son vrai sens. Cette réflexion sur notre vie nous pouvons la faire à la lumière de celle qu’a vécue Sœur Renée. N’est ce pas en effet la meilleure manière de lui marquer notre fidélité ?
Pour nous, croyants qu’est ce qu’une prière sinon une rencontre avec son Dieu, une occasion de réflexion sur sa propre vie sous le regard de Dieu. Ainsi serons-nous bien unis autour de celle qui nous rassemble aujourd’hui dans cette chapelle où elle venait si souvent prier lorsque ses jambes le lui permettaient.
Dieu nous aime. Dieu nous a donné d’aimer avec Lui et par Lui. Dieu s’est fait tout petit pour pouvoir être accueilli par tous, par chaque homme. L’immensité de cet Amour Sœur Renée l’avait reconnu, l’avait accueillie et c’était toute sa vie. Ces paroles de l’Evangile de St Matthieu que nous venons de relire (Mt 25, 31-40), elles étaient devenues sa vie. Elle avait réalisé au plus profond d’elle-même que cet amour de Dieu (Epître 1 Cor 13 1-13) atteint tous les hommes au point qu’Il est présent en chacun de ceux qui nous entourent.
C'est cet amour de Dieu qui la rendait si accueillante, si bienveillante à chacun, toujours prête à donner le tout d’elle-même pour aider un tel ou une telle qui arrivait quelque peu désemparé à son bureau. Elle était toujours prête à l’aider concrètement. Que ce soit pour chercher le renseignement nécessaire, pour indiquer les démarches à effectuer pour trouver le logement qui manquait, le petit boulot qui permettait de survivre. Il fallait voir le rayonnement de son visage quand enfin elle avait pu dépanner celui qui était venu. Mais à cette aide concrète venait s’ajouter une aide morale, oh combien plus grande ! par l’attention et l’écoute de celui qui venait, c’était tout son être, toute sa sensibilité qui vibrait : à la joie et au bonheur de l’un, à la souffrance et à la peine de l'autre.
Combien de fois, lorsqu’en arrivant, la voyant inquiète, je lui disait : « Ma sœur, il ne faut pas vous mettre dans cet état » Je m’entendais alors répondre avec force, elle me tutoyait, je l’avais connue lorsque j’étais étudiant » « Comment, mais elle souffre, il souffre, que veux-tu que j’y fasse, c’est plus fort que moi. C'est le Seigneur qui souffre. C'est Lui qui est là. » Et elle ajoutait souvent d’ailleurs : « Si je peux l'aider, lui trouver, lui donner un peu de ce qu'il cherche, tu ne crois pas que c’est la meilleure prière ?... pour moi je l’espère, car je ne sais pas comment prier autrement. »
Si elle avait accepté de quitter sa famille, dont elle est restée si proche, son pays qu'elle aimait tant, pour rester à la Catho, c'était pour vivre cela avec les étrangers. Si elle a créé ce Foyer international ici, c'est à leur demande et à celle du Recteur de l'Institut Catholique. Ce qu'elle voulut en faire, c’est un lieu où chacun puisse y retrouver un peu de chaleur humaine, un peu de secours concret. C'est pour casser cette solitude dans laquelle se trouvent bien les étudiants étrangers à Paris. C'est pour qu'ils puissent s’y retrouver, se soutenir les uns les autres et repartir pleins d'enthousiasme dans tous les coins du monde.
Nombreux sont ceux qui ont réalisé cela et quelle joie pour elle quand l’un ou l’autre revenait la voir. Oui, combien ont pu dire dans les quatre coins du monde : « Vous allez à Paris, oh ! allez voir Sœur Renée de ma part, elle vous aidera, j’ai été à son foyer ! »
Cette œuvre, je peux vous le dire à vous les étudiants étrangers qui êtes ici, vous qui m’avez dit votre inquiétude, cette œuvre elle sera poursuivie ; Monseigneur le Recteur ici présent vient de me dire qu’il y tenait beaucoup. Oui, Sœur Renée, toute sa vie, toute son énergie, toute sa volonté – et Dieu sait si elle en avait -, tout son être ont été tournés vers les autres, vers ce Dieu qu’elle accueillait en eux.
Eh bien ! son message, le message qu’elle nous laisse à tous, à chacun en particulier, il est là :« Vas, fais confiance, n’oublie jamais celui qui est en face de toi ; quel qu’il soit, accueille le, ne lui ferme pas ton cœur, aide-le comme tu pourras s’il en a besoin, sache découvrir en lui toute la richesse qu’il possède, Le Seigneur est là qui t’attend ! »
CONDOLEANCES DU MINISTERE DES RELATIONS EXTERIEURES D'URUGUAY
La Direction Générale présente ses sincères condoléances pour le décès de Sœur Renée. Ceux d'entre nous qui ont eu le privilège de la connaître personnellement connaissent son travail et les efforts généreux qu'elle a déployés pour aider ses semblables, en particulier les Uruguayens en situation précaire, dépourvus de convictions religieuses ou de positions politiques. Sa vie a été consacrée à prêcher les vérités de l'Évangile par son exemple et ses activités quotidiennes.
Sa brillante carrière laissera un souvenir indélébile.
HOMMAGE DE L'AMBASSADEUR D'URUGUAY EN FRANCE
Son Excellence Diego ZORILLA de SAN MARTIN
J'ai le regret d'informer le Ministère des Affaires Extérieures que, le 5 de ce mois, est décédée à Paris, la religieuse uruguayenne Rosa Carmen MANGARELLI TORRES, Sœur Dominicaine, née à Colonia le 4 février 1910.
Elle jouissait d'un immense prestige, d'une grande sympathie et d'une grande admiration auprès de ses compatriotes résidant à Paris. Au sein de la sphère religieuse, et notamment parmi le personnel de cette ambassade, Sœur MANGARELLI trouvait toujours soutien et solutions aux difficultés rencontrées par ses compatriotes sans abri, sans emploi, en difficulté de logement, etc.
Sœur Renée, comme nous l'appelions tous, était une personne extraordinaire et c'est elle qui a fondé, en 1958, le Foyer international de l'Institut Catholique de Paris, dont elle a assuré la direction jusqu'à son dernier jour. Elle a reçu la Médaille de Vermeil de la Ville de Paris et a été, de 1966 à 1986, secrétaire technique de la délégation de la République auprès de l'UNESCO.
(...) Je propose d'adresser un message de condoléances à Mgr GUIBERTEAU (...) et je demande l'autorisation d'envoyer une grande gerbe de fleurs.
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HOMENAJES (MARZO 1992)
En el momento del fallecimiento de Sor Renée, el obispo Guiberteau, Rector del Instituto Católico de París, y el Padre Bernard Prunet-Foch, Capellán del Foyer, rindieron homenaje durante la misa en la capilla carmelita. También se expresaron, el Ministerio de Relaciones Exteriores de Uruguay y el Embajador de Uruguay en París, Su Excelencia Diego Zorrilla de San Martín.
ANUNCIO DEL FALLECIMIENTO DE SOR RENEE MANGARELLI
Comunicado general del Instituto Católico de París
SOR RENEE MANGARELLI, FUNDADORA DEL HOGAR INTERNACIONAL, NOS HA DEJADO REPENTINAMENTE EL 5 DE MARZO DE 1992, DESPUES DE HABER CUMPLIDO SU MISION HASTA EL ULTIMO DIA.
Nacida el 4 de Febrero de 1910 en Colonia del Sacramento, ingresó a la Congregación de las Hermanas Domínicas de Albi. Profesora de Matemáticas y de Ciencias en el Colegio Santo Domingo de Montevideo, llegó a París en Julio de 1956 acompañando a un grupo de estudiantes a los cursos universitarios de verano y para tomar un curso de canto gregoriano.
Durante su estancia de dos años en París, tomó consciencia de la soledad de los estudiantes extranjeros. A solicitud de estos estudiantes, la Superiora General de las Domínicas de Albi y Monseñor Blanchet, Rector del Instituto Católico de París, dieron su consentimiento para que Sor Renée fuera Directora de un Hogar Internacional en el Instituto Católico de París, en Octubre de 1958.
El Instituto Católico está en deuda con ella. Condecorada con la Medalla "Vermeil" de la Ciudad de París, fué parte de la delegación uruguaya en la UNESCO.
Que el Señor la acoja en paz y con la dicha de aquella que ha servido bien a sus hermanos. "Yo era extranjera... vosotros me recibisteis."
Las exequias de Sor Renée tendrán lugar el lunes 10 de Marzo a las 10:30 hs, en la Capilla Saint Joseph des Carmes.
Paul Guiberteau, Rector
EXTRACTOS DE PRENSA
Anuncio publicado en tres periódicos: LE MONDE, LA CROIX y LE FIGARO
Monseñor Paul Guiberteau, Rector del Instituto Católico de París,
Sor Claire Marie, Superiora General de las Hermanas Domínicas de Albi,
Su Excelencia Diego Zorrilla de San Martín, Embajador de Uruguay en Francia, y los miembros de la Embajada,
El Padre Bernard Prunet-Foch y su familia en Uruguay,
expresan que partió cerca de Dios el 5 de Marzo de 1992,
SOR RENEE MANGARELLI,
Fundadora del Hogar International del Instituto Católico de París, que dirigió hasta su último día,
Ex-Secretaria Técnica de la Delegación de Uruguay ante la UNESCO,
Medalla de Vermeil de la Ciudad de París.
Sus exequias se realizarán a las 10:30h en la capilla St Joseph des Carmes, 70 rue de Vaugirard, en París.
HOMILIA DE MONSEÑOR GUIBERTEAU
Rector del Instituto Católico de París
Queridos amigos, Sor Renée nos dejó tranquilamente, una mañana como cualquier otra, dispuesta como cada día para su larga y sacudida caminata, armada únicamente con su eterna sonrisa. Había cumplido su tarea... su larga tarea junto a tantos jóvenes extranjeros, en esta comunidad católica que había adoptado porque supieron retenerla, lejos de su patria, Uruguay, y de Montevideo, que había dejado para venir a París a los 46 años, en julio de 1956.
Es larga la historia de amistad entre esta monja que vino a aprender francés y música gregoriana, y los numerosos estudiantes de todas las nacionalidades.
Consciente de la terrible soledad en la que vivían, los conoció, escuchó sus graves y dolorosos problemas y recibió confidencias personales; ellos la adoptaron y conformaron el primer Hogar Internacional en torno a ella: dos años, de octubre de 1956 a octubre de 1958.
Fiel a su congregación y a su misión como profesora de Matemáticas y Ciencias en el Liceo Santo Domingo de Montevideo, quiso regresar. Entonces los estudiantes escribieron a la Madre General de las Hermanas Domínicas de Albi, quien accedió a dejar a Sor Renée en París e instó al rector, Mgr. Blanchet. Sí, Sor Renée permanecería en la Catho, fundadora del Hogar Internacional.
Se identificó con su tarea: acoger, apoyar y desarrollar cientos y cientos de jóvenes extranjeros, chicos y chicas, dispersos y desorientados en la gran ciudad. Para darles un poco de fuerza, coraje y esperanza, mucha amistad y apoyo fraterno. "Su Foyer": un lugar de encuentro, diálogo e intercambio; un lugar de apertura cultural y espiritual donde todas las naciones, todas las religiones, podrán acercarse y comprenderse unas a otras en un ambiente de caridad cristiana.
No faltarán dificultades, ni sufrimiento, para esta religiosa, cuyo cuerpo será profundamente marcado pero que continuará su camino... lenta y dolorosamente, aferrada a su pequeño andador y a la baranda de la escalera del Rectorado.
Sabrá cimentar a su alrededor la buena voluntad y la dedicación eficaz de su país y del nuestro. Afortunadamente... puesto que es una tarea que debe renovarse y continuar constantemente... Sor Renée no hablaba nunca del futuro, le bastaba el presente, con sus pruebas y sus amistades, abrazada a una fe inquebrantable, fortalecida por la esperanza que depositó en Dios... en Dios, a quien había entregado su vida de religiosa.
Nuestro reconocimiento a Sor Renée se expresará en oraciones, por ella, por su familia religiosa, sus queridos jóvenes, su país, al que representó en la UNESCO como asesora técnica... y por la continuación de su labor en su tan querida Catho.
Nos dejó al comienzo de la Cuaresma, ese largo camino hacia la Semana Santa, el Viernes Santo de la Cruz de Cristo y el Domingo de Resurrección. Una invitación silenciosa, sin duda, a seguirla en este camino de servicio, sufrimiento, amistad y esperanza. Una invitación a unirnos a ella en la unidad de la plegaria eucarística, en este gran paso hacia el Padre, con Cristo presente y vivo entre nosotros, en el corazón generoso de los cristianos... el suyo... el nuestro.
HOMILIA DEL PADRE BERNARD PRUNET-FOCH
Capellán del Foyer Internacional
Nos reunimos esta mañana en torno a Sor Renée para acompañarla a su lugar de descanso final. Deseamos expresarle una vez más, con nuestros limitados recursos, pero de todo corazón: tanto nuestro reconocimiento como nuestra admiración, nuestro afecto y nuestra amistad.
Entre nosotros hay algunos no creyentes para quienes esta ceremonia religiosa significa poco. Sin embargo, en la medida en que nos brinda a todos la oportunidad de reflexionar sobre nuestras propias acciones, adquirirá su verdadero significado. Podemos reflexionar sobre nuestras vidas a la luz de la vida de Sor Renée. ¿No es ésta, de hecho, la mejor manera de demostrarle nuestra fidelidad?
Para nosotros, creyentes, ¿qué es la oración sino un encuentro con Dios, una oportunidad para reflexionar sobre nuestras propias vidas bajo la mirada de Dios?
Así, estaremos verdaderamente unidos en torno a quien nos reúne hoy en esta capilla donde ella tantas veces venía a orar cuando sus piernas se lo permitían.
Dios nos ama. Dios nos ha dado la gracia de amar con Él y por Él. Dios se hizo pequeño para poder ser acogido por todos, por cada persona. Sor Renée reconoció la inmensidad de este Amor, lo abrazó y se convirtió en toda su vida. Estas palabras del Evangelio de San Mateo, que acabamos de releer (Mt 25,31-40), se habían convertido en su vida. Comprendió en lo más profundo de sí misma que este amor de Dios (1 Cor 13,1-13) llega a todas las personas al punto que está presente en cada uno de quienes nos rodean.
Fue este amor de Dios lo que la hizo tan acogedora, tan amable con todos, siempre dispuesta a darlo todo para ayudar a quien llegara, un poco desamparado, a su oficina. Siempre estaba dispuesta a ayudarlos de manera práctica. Ya fuera encontrando la información necesaria, explicando los pasos a seguir para encontrar la vivienda que faltaba o el trabajo esporádico que les permitía sobrevivir. Había que ver la luz en su rostro cuando finalmente pudo ayudar a la persona que acudió a ella. Pero a esta ayuda práctica se sumaba un apoyo moral ¡muchísimo más grande! por medio de la atención y la escucha a aquel que acudía; todo su ser, toda su sensibilidad resonaba: con la alegría y la felicidad de unos, con el sufrimiento y la tristeza de otros.
Cuántas veces, al llegar y verla preocupada, le decía: "Hermana, no debe preocuparse tanto". Ella me respondía entonces con firmeza (me tuteaba, me conocía desde que era estudiante): "¿Cómo? Pero ella está sufriendo, él está sufriendo, ¿qué puedo hacer? Es más fuerte que yo. Es el Señor quien sufre. Es El que está aquí". Y solía añadir: "Si puedo ayudarle, encontrarle, darle un poco de lo que busca, ¿no cree que es la mejor oración?... para mí, espero que sí, porque no sé cómo rezar de otra manera".
Si aceptó dejar a su familia, a la que seguía tan unida, su país que tanto amaba, para quedarse en la Catho, fue para vivir esta experiencia con los extranjeros. Si creó este Foyer Internacional aquí, fue a petición de ellos y del rector del Instituto Católico.
Ella quiso crear un lugar donde todos pudieran encontrar un poco de calor humano, un poco de ayuda práctica. Para romper el aislamiento que tan a menudo afecta a los estudiantes extranjeros en París. Un lugar donde pudieran encontrarse, apoyarse mutuamente y partir después llenos de entusiasmo hacia todos los rincones del mundo.
Muchos lograron hacerlo, y qué alegría le producía cuando volvían a verla. Sí, cuántos han podido decir, en todos los rincones del mundo: "¿Vas a París? ¡Oh! Ve a ver a Sor Renée por mí; ella te ayudará ¡Yo estuve en su Foyer!" Esta obra, puedo decirles a ustedes, estudiantes extranjeros que están aquí, ustedes quienes me han expresado su inquietud, esta obra continuará; Monseñor Rector aquí presente me acaba de decir cuánto le importa que así sea.
Sí, Sor Renée, toda su vida, toda su energía, toda su voluntad -y Dios sabe cuánta tenía-, todo su ser estaba volcado hacia los demás, hacia ese Dios que acogía en ellos.
¡Pues bien! Su mensaje, el mensaje que nos deja a todos, a cada uno en particular, es este: “Ve, ten confianza, nunca olvides a la persona que tienes delante; sea quien sea, acójela, no le cierres tu corazón, ayúdala como puedas si lo necesita, descubre en ella toda la riqueza que posee ¡El Señor está ahí, esperándote!”
HOMENAJE DEL MINISTERIO DE RELACIONES EXTERIORES DEL URUGUAY
(...) La Dirección General presenta sus sinceras condolencias por el fallecimiento de Sor Renée.
Quienes tuvimos el privilegio de conocerle personalmente, sabemos de su obra y de los generosos esfuerzos que realizara para auxiliar a sus semejantes, especialmente a los uruguayos en situación precaria, sin reparar en credos o posiciones políticas.
Fue la suya una vida dedicada a predicar con su ejemplo y a través de su actividad cotidiana, las verdades del evangelio, su luminosa trayectoria dejará un recuerdo imborrable.
HOMENAJE DEL EMBAJADOR DE URUGUAY EN FRANCIA
Su Excelencia Diego Zorrilla de San Martín
Lamento poner en conocimiento de esta Cancillería, que el día 5 del cte. falleció en París la religiosa uruguaya, Rosa Carmen Mangarelli Torres, Hermana Domínica, nacida en Colonia el 4 de Febrero de 1910, quien gozaba de enorme prestigio, simpatía y admiración entre los compatriotas residentes, en el ámbito religioso y en especial del personal de esta embajada, que siempre encontró en la Hermana Mangarelli, el apoyo y solución para las dificultades que se planteaban relativos a compatriotas en situación de desamparo, desempleo, problemas de alojamiento, etc..
Soeur Renée, como todos la llamábamos, fue un ser extraordinario y fue quien fundó, en 1957, el Foyer Internacional de l’Institut Catholique de Paris, cuya dirección estuvo a su cargo hasta el último día de su vida.
Fue condecorada con la Medalla Vermeil de la Ciudad de París y entre 1966-1986 actuó como secretaria técnica en la delegación de la República ante la UNESCO.
(...) Sugiero el envió de un mensaje de condolencia a Mgr Guiberteau, (...) y solicito autorización para enviar una importante corona de flores.








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